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<title>Last posts on thomas gunzig</title>
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<title>Thomas Gunzig : Spectres</title>
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<updated>2026-09-07T06:00:00+02:00</updated>
<published>2026-09-07T06:00:00+02:00</published>
<summary>  Thomas Gunzig est un écrivain belge francophone né en 1970, fils du...</summary>
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&lt;p&gt;&lt;img id=&quot;media-6697385&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://lebouquineur.hautetfort.com/media/02/01/3632649879.jpg&quot; alt=&quot;Thomas Gunzig, &quot; /&gt;Thomas Gunzig est un écrivain belge francophone né en 1970, fils du cosmologue Edgard Gunzig. Son enfance a été marquée par sa dyslexie et il a d’abord connu une scolarité difficile avant d’obtenir une licence de sciences politiques. Après avoir été libraire pendant 10 ans à Bruxelles, il est devenu professeur de littérature et en 1993 il publie un premier recueil de nouvelles. Depuis avril 2010, il est chroniqueur sur une radio belge. &lt;em&gt;Spectres&lt;/em&gt;, son nouveau roman, vient de paraître.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Dans un avenir peut être pas si lointain, l’état du monde est de plus en plus dégradé par le dérèglement climatique. Léa, une jeune et brillante physicienne est à l’origine d’une incroyable découverte, il existe un monde parallèle, le Plan dimensionnel secondaire, et elle sait comment y accéder. Un paysage étrange, composé de structures rectangulaires superposées sous un ciel d'un noir parfait. La découverte scientifique théorique n’a pu être concrétisée que par un apport financier colossal fourni par une grosse boite de la tech et quand les premières explorations de ce nouveau monde mettent en évidence la présence d’un métal rare, le carbotitanium, dont la principale propriété est de pouvoir décarboner le monde, l’entreprise se lance dans un vaste programme d’extraction de ce minerai. &amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Une colonie de deux mille cinq cents personnes s’implante dans cette dimension parallèle et Léa, Tom son époux et Lou leur petite fille font partie de l’aventure. &amp;nbsp;Alors que des contraceptifs stricts sont imposés au personnel et que la zone est sous surveillance permanente, la naissance de Lou tenait déjà du miracle, jusqu’au jour où Lou disparaît inexplicablement…&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Un roman fascinant&amp;nbsp;si on accepte de se laisser embringuer dans cette extravagante histoire.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le début du roman est assez difficile à suivre, il y est question de gravitation quantique à boucles, des lois de la physique, de théorie des cordes, d’espace-temps et autres concepts très obscurs à mes yeux de béotien. Et si sur le plan strictement scientifique le roman n'est pas crédible dans son postulat de départ, il respecte néanmoins une vraie cohérence interne rigoureuse inspirée de la physique moderne. J’ai accepté d’être baba devant ce déroulé scientifique soulant (la science du merveilleux&amp;nbsp;?) qui aboutit à la notion des deux Plans qui elle, m’a scotché&amp;nbsp;: le Plan secondaire serait la dimension de la vie après la mort. Cette étape passée, le roman devient plus facile à suivre, comme peut l’être un roman de S.F.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le mot «&amp;nbsp;vie&amp;nbsp;» après la mort nous dit qu’il existe quelque chose dans cet univers parallèle, un quelque chose qui ne va pas se laisser détruire par des envahisseurs venus forer, détruire et exploiter leur monde, comme ils l’ont fait chez eux et mettre à l’agonie leur planète. Le message écologique est clair, on pense à l’exploitation de l’Amazonie ou de l’Alaska. Avec ici ce dilemme, la destruction annoncée du monde parallèle se ferait pour une bonne cause, le métal extrait sera utilisé pour décarboner et sauver notre propre monde&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;&lt;p&gt;En parallèle (encore&amp;nbsp;?) se joue une autre histoire, la disparition de l’enfant et la quête éperdue de sa mère pour la retrouver dans cette zone où la vie et la mort sont étroitement mêlées, d’ailleurs que sont les morts après leurs décès, et ça aussi c’est bien fascinant. Waouh&amp;nbsp;! Parfois j’avais comme des remontées de LSD à suivre cet extravagant récit.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Moi j’ai beaucoup aimé, mais je le répète il faut accepter de se laisser emporter sinon vous viendront trop vite à l’esprit des réflexions du genre «&amp;nbsp;c’est quoi ce truc-là&amp;nbsp;?&amp;nbsp;» &amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;«&amp;nbsp;- Bien, je vous préviens, ce que nous allons vous expliquer va vous sembler complètement dingue… Mais n’oubliez pas que toute cette expérience est dingue… Il y a à peine un an, personne n’aurait imaginé qu’une autre dimension existe juste à côté de la nôtre et personne n’aurait imaginé qu’il y ait un moyen pour s’y rendre et y envoyer, apparemment sans dommages, des êtres vivants. Cette expérience nous a obligé à reconsidérer toutes les certitudes que nous pensions avoir sur l’organisation profonde du réel, sur la physique en général, il faut maintenant que vous soyez prêts à accepter des hypothèses qui iront encore plus loin.&amp;nbsp;»&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;img id=&quot;media-6697386&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://lebouquineur.hautetfort.com/media/02/00/1426858464.jpg&quot; alt=&quot;Thomas Gunzig, &quot; /&gt;Thomas Gunzig &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;em&gt;Spectres&lt;/em&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Au Diable Vauvert&amp;nbsp; - 390 pages -&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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<title>Thomas Gunzig : Manuel de survie à l’usage des incapables</title>
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<updated>2013-09-02T07:56:00+02:00</updated>
<published>2013-09-02T07:56:00+02:00</published>
<summary>  Thomas Gunzig est un écrivain belge francophone né en 1970, fils du...</summary>
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&lt;p&gt;&lt;img id=&quot;media-4235066&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://lebouquineur.hautetfort.com/media/00/00/3632649879.jpg&quot; alt=&quot;thomas gunzig&quot; /&gt;Thomas Gunzig est un écrivain belge francophone né en 1970, fils du cosmologue Edgard Gunzig. Son enfance a été marquée par sa dyslexie et il a d’abord connu une scolarité difficile avant d’obtenir une licence de sciences politiques. Après avoir été libraire pendant 10 ans à Bruxelles, il est devenu professeur de littérature et en 1993 il publie un premier recueil de nouvelles. Depuis avril 2010, il est chroniqueur sur une radio belge. Son troisième roman, &lt;em&gt;Manuel de survie à l’usage des incapables&lt;/em&gt;, vient de paraître.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Quatre délinquants redoutables braquent un fourgon blindé contenant la recette d’un hypermarché. Jean-Jean, responsable de la sécurité dans ce magasin, à la demande de ses supérieurs épie une caissière pour lui trouver un motif de renvoi. Jacques Chirac (&amp;nbsp;!) employé est le petit ami de Martine la caissière, mère des quatre délinquants. Accidentellement, Jean-Jean tue Martine. Les quatre délinquants renseignés par Jacques Chirac jurent de faire la peau à Jean-Jean. En gros, voici le résumé de base sur lequel est construit le roman.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Pourtant, ce livre n’est pas un polar mais un cocktail (Molotov, tant il décape) dont les ingrédients sont, le polar, la SF et la fable. La dose de polar vient de vous être résumée&amp;nbsp;; la SF, parce que le récit se déroule dans un futur très proche où l’Homme, c'est-à-dire les sociétés commerciales, a déposé des copyrights sur les codes de l’ADN et où les femmes peuvent se faire «&amp;nbsp;upgrader&amp;nbsp;» et donner naissance à des enfants marqués de gênes animaux. Les quatre délinquants, par exemple, sont des hommes-loups (des loup-bards&amp;nbsp;?), Marianne l’épouse de Jean-Jean a des gênes de mamba vert… Quant à la fable, elle réside dans le ton sarcastique avec lequel Thomas Gunzig décrit notre monde fait de meubles Ikea et dont le symbole le plus criard est l’hypermarché, où se joue une guerre sans merci pour le profit, livrée par des managers surentraînés afin de sortir vainqueurs de ce «&amp;nbsp;struggle for life&amp;nbsp;», car seuls les plus forts en réchappent. Triste morale, mais loi naturelle qui conclut le roman quand les «&amp;nbsp;gentils&amp;nbsp;» mais faibles, seront éliminés par les «&amp;nbsp;méchants&amp;nbsp;» mais forts. D’où le titre du livre. Avant de servir le cocktail, ajoutez une dose d’humour avec ces patronymes attribués à ses personnages, Jacques Chirac ou Blanche de Castille, ou ces détails saugrenus comme lorsque nous apprenons que les parents de Marianne se sont rencontrés dans un gang-bang&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;&lt;p&gt;L’astucieux Thomas Gunzig a écrit son roman, un genre de polar, avec juste un poil de décalage avec notre réalité quotidienne pour le rendre attractif et étrange. Autre bon point, il insère de-ci de-là une certaine dose de culture dans son bouquin accessible à tout public. &amp;nbsp;Point négatif, j’ai trouvé faible les rapports homme/femme de ses personnages. Cette dernière remarque grève la note finale, nous avons donc-là, un roman mineur mais qui vous assure néanmoins un très bon moment de lecture.&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;«&amp;nbsp;Jean-Jean se disait souvent que s’il avait un jour des enfants, ce qui soit dit en passant était fortement improbable vu que ni son salaire ni celui de Marianne n’étaient suffisants pour se le permettre, il leur dirait d’être vigilants, de faire attention aux détails, d’essayer de sentir quand les choses, discrètement, tournent mal. (…) Il leur dirait d’être égoïstes, d’être individualistes, que même si ça faisait d’eux des salauds aux yeux du monde, il valait mieux être un salaud heureux qu’un brave type qui, à l’heure de rentrer chez lui, en pesant le pour et le contre, se dit que tout compte fait il n’a pas envie mais qu’il n’a pas le choix.&amp;nbsp;»&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;img id=&quot;media-4235067&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://lebouquineur.hautetfort.com/media/00/01/1426858464.jpg&quot; alt=&quot;thomas gunzig&quot; /&gt;Thomas Gunzig&amp;nbsp; &lt;em&gt;Manuel de survie à l’usage des incapables&lt;/em&gt; &amp;nbsp;Au Diable Vauvert&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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